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Production de graines, pesto cru de fleurs d’ail, restriction alimentaire, alouette!!

12 juillet 2009

Stellar seedsAprès maintenant quelques jours depuis notre sortie du centre de méditation, nous sommes complêtement revenus sur le plancher des vaches (expression un peu mal adaptée à notre situation, on devrait plutôt dire le plancher des cerises, des fraises, des framboises….). Nous sommes arrivés sur la ferme qui sera notre maison pour les prochaines 2 semaines, la ferme de Stellar Seeds, spécialisée dans la production de graines de légumes bio et de fleurs (il est d’ailleurs possible de se procurer leur graines du Qc!). Quand on nous a annoncé que nous devions travailler 8 heures par jour, nous étions un peu perplexes, le double de ce que nous faisions sur l’autre ferme! Finalement, forts de nos 10 jours assis sur notre popotin, les journées passent à une vitesse phénoménale J Le travail est varié et nous sommes toujours au moins en pair pour pouvoir jaser et apprendre davantage: désherbage, transplantation de laitues, taillage de plants de tomates, cueillette de légumes varié et de fines herbes pour vente au ‘Farmers market’. Le tout est fait à relativement petite échelle mais bien structuré, comme la ferme roule depuis 8 ans maintenant…. reste que déjà mes mains se transforment en quelques membres rugueux et douleureux (en attendant d’être musclés), labourant la terre, arrachant chiendents, chardons, chénopodes, amaranth… Heureusement, il y a le lac Shushwap à 15 minutes de marche, qui est un baume pour l’extérieur comme pour l’intérieur. La température dans la région est parfaite (sans vouloir provoquer qui que ce soit) ni trop chaude, ni trop froide et avec très très peu de pluie. En fait les nuages semblent éviter la vallée, ils nous entourent souvent mais nous survolent rarement!

 du soleil plein la face

 Notre première journée de travail fut marquée par l’anniversaire de Patrick, le propriétaire de Stellar Seed. À cette occasion, un Potluck fut organisé avec plusieurs de leurs amis et fermes bio du coin. Tous autour du feu en début de soirée, nous avons déguster plein de petits délices dont cette magnifique trempette à la fleur d’ail, composé par notre hôtesse, Coleen, et adaptée ici pour le cru. Elle se mange et se présente un peu comme une guacamole mais ravit nos papilles par sa singularité.

Pesto vivant à la fleur d’ail :fleurs d'ail

1 tasse de noix de pin et/ou noix de grenoble

¼ lb de fleurs d’ail (avec la tige)

3 c.à table de jus de citron ou de lime

½ t d’huile d’olive extra vierge

sel

Dans un robot culinaire, mettre en purée les fleurs d’ail et les noix avec l’huile d’olive. Ajouter les autres ingrédients et bien mélanger.

Servir en trempette pour légumes, craquelins ou même sur des zucchinis en juliennes (comme des pâtes).

 

À la découverte de la restriction alimentaire

Un de nos petits plaisirs ici est que nous devons à tour de rôle préparer le repas et nous avons bien l’intention de leur faire découvrir un peu plus de cru pendant que nous y sommes. Oui nous aimerions en manger plus de ce cru, qui nous manque un peu alors que nous nous trouvons en période d’abondance de kale, bette-à-carde, laitue, carrottes et fruits de toutes sortes. Tout de même,  à la ferme comme au centre de méditation, la présence de cette ‘contrainte’ m’a permis d’explorer un aspect intéressant d’une l’alimentation saine et consciente : la restriction alimentaire. Ce qui m’a plu au premiers abords du cru c’est la sensation de légèreté après le repas, pas de baisse d’énergie, pas d’envie de faire la sieste, juste du bon carburant pour continuer la journée et même se sentir de mieux en mieux au cours la journée.

Durant notre cours de 10 jours, nous n’avions pas accès à beaucoup de légumes crus mais ne pouvions manger que 2 fruits et un thé après midi, au souper. Il était fortement déconseillé de manger 2 ou 3 assiettes pour compenser au déjeuner et au dîner. L’idée est de garder l’esprit clair pour la méditation mais aussi de maximiser notre métabolisme entier (assimilation des nutriments/ répartition de la dépense énergétique, regénération du corps, gestion et élimination des toxines….lorsque le corps est libre de toute tâche de digestion, il peut vaquer à une foule d’autres activités). Je me suis prêtée au jeu un peu sceptique d’abord, pour constater que ce régime me ravit! D’abord à chaque repas, il faut s’arrêter avant la satiété. Saviez vous que le message qu’envoie l’estomac au cerveau pour dire qu’il est plein prend 10 à 15 minutes pour faire la route?! Si vous mangez encore lorsque vient la satiété, il est donc déjà trop tard. À 2/3 plein, c’est parfait, dur mais parfait. Et pourquoi c’est si dur de s’arrêter? Et bien il faut se demander à ce moment pourquoi on mange! Pour nourrir le corps et lui amener ce dont il a besoin pour fonctionner? Ou plutôt parce que c’est bon et qu’on en veut encore plus? ….le réconfort que l’on trouve dans la nourriture est immense, il faut bien le reconnaître. Et si on regarde consciemment l’inconfort en nous qui nous mène à manger plus, il est déjà moins inconfortable. Et notre corps s’en trouve beaucoup mieux dans les heures qui suivent l’ingestion.

D’où vient l’idée de manger très légèrement voir pas du tout au souper? La médecine chinoise traditionelle et l’ayurvéda considère respectivement que le feu digestif de l’être humain est à son plus fort entre 6h am et 10h am et entre 10h am et 12h am. Après 6h pm, il est à son plus faible. Lui envoyer un t-bone au souper résultera en une nuit moins reposante et regénératrice pour nos cellules comme toute l’énergie sera monopolisée par la digestion. J’avais lu tout ça il y a déjà quelques temps mais d’en faire l’expérience a beaucoup plus de valeur. Ceux qui me connaissent sont au courant de ma ‘petite nature’ et de mon attachement au sommeil loooooooong, le plus long possible, 9 à 10 heures idéalement. Et bien, durant le Vipassanna, je dormais entre 3 et 6 heures par nuit. Si d’habitude je me serais transformée en loque humaine, j’étais complêtement radieuse et rafraîchie! Oui l’attitude et la transformation de mes programmations mentales y jouent un rôle mais la nourriture est, j’en suis convaincue, un élément important. J’ai remarqué très rapidement que cru ou cuit, si je mange trop ici, à la ferme, je suis beaucoup moins dynamique et légère durant la journée et ma nuit semble lourde et peu satisfaisante.

 Mais surtout ne me croyez pas sur parole et faites-en l’expérience, comme le répète souvent M. Goenka. Il n’y a rien comme l’essai pour trouver ce qui nous va le mieux à nous, après tout, nous sommes tous uniques!

la ferme

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